L’ombre de Staline

J’arrive au ciné et je me marre à échanger des messages avec mon meilleur ami, j’ai commencé le film avec un énorme sourire vu comme je riais J’AI PAS RIGOLE LONGTEMPS.

Gareth Jones est un pigiste, britannique, en 1933, il a réussi un vrai coup : il a interviewé Hitler dans un avion, alors il a envie d’interviewer Staline, l’autre gars à la mode avec sa grosse stachmou. Il appelle un de ses potes journalistes basé à Moscou (Paul) pour lui dire : « je veux prendre un domac avec Jojo fais le moi rencontrer », son pote lui dit: « Viens t’enjailler à Moscou les meufs sont bonnes et y’a de la vodka, au fait je suis sur une affaire de ouf, ça concerne la thune de tonton Joseph » et là ça coupe(car ils sont espionnés). Gareth arrive à choper un visa journaliste, en fait il est super intrigué car à cette époque là Staline on se dit : « mais putain quel homme il fait une révolution de ouf, les russes sont très heureux », on SAIT PAS ENCORE car y’a pas Mediapart et Fabrice Arfi. Alors Gareth veut enquêter. Il arrive à Moscou on lui dit : « Hey au fait ton pote là Paul que t’as eu au tel bah il est mort, ouais un cambriolage quoi » bon un assassinat. Gareth rencontre des journalistes américains dont Walter Duranty (futur prix Pulitzer) et une zoulette : « Ada ». Gareth se rend compte que les journalistes à Moscou sont pas super libres, Walter lui dit que c’est faux, il organise des partouzes donc tout va bien, Gareth se dit que y’a peut être un peu de propagande dans ce régime où même les tasses à café ont la faucille et le marteau dessus. Ada lui fait comprendre que si Paul a été tué c’est parce qu’il était sur un gros coup, en gros elle lui dit : « intéresse toi à l’Ukraine ». Gareth veut aller en ukraine mais c’est interdit, alors un jour il prend un train, il est surveillé par un gars genre KBG, il dit  » J’ai trop mangé putain je vais aux chiottes » et au lieu d’aller faire pipi il change de train et en prend un direction l’Ukraine. Là il se retrouve dans un train où y’a des pauvres ukrainiens prêts à se battre pour une orange. En fait Gareth est envoyé dans un camp de travail et se rend compte de ce que le régime sovietique veut cacher : l’holomodor. La famine de 1933 quoi. 5 millions de morts. Les gens ben c’est des gens moches, sales qui ont faim, Gareth n’en revient pas, il s’échappe du camp de travail, il rencontre des gosses malingres avec les yeux qui ressortent qui au lieu de chanter : « 3 ptits chats » chantent un truc le titre c’est : « la faim et le froid ». Bonne ambiance. Gareth fait pire que du journalisme gonzo, Hunter S. Thompson aurait été jaloux : Gareth vit comme les Ukrainiens qui en sont réduits à pratiquer l’anthropophagie sur un enfant mort tellement ils ont la dalle. Gareth est rattrapé, foutu en taule, on lui explique que s’il parle y’a 6 de ses compatriotes qui seront tués, alors il dit ok « la famine n’a jamais existé », il retrouve Walter et lui dit : « tu le savais hein sale FDP tu le sais que les ukrainiens meurent de faim », Walter lui dit : « NTM, retourne au pays de galle ». De retour chez lui Gareth veut alerter les gens, il écrit des articles ça crée des tensions diplomatique, on le pourchasse il est renvoyé, Walter écrit un article pour démentir Gareth, Gareth est obligé de postuler à un journal de merde local, il arrive à contacter quelqu’un d’important et publie cette fois un vrai article. Gareth est content. Le NEW YORK TIMES dément. Garreth est assassiné un an plus tard. True story.

Je n’étais pas super intéressée car : biopic et j’aime pas ça, mais un mec dans ma vie m’appelle « Staline » alors je me suis dit : pourquoi pas et j’ai vraiment aimé. Déjà bon l’holomodor je connaissais bien sûr mais le bail du journaliste qui est lanceur d’alerte et qui se fait flinguer jamais entendu parler ni de l’autre gros con avec son prix Pulitzer qui était corrompu, bref j’ai découvert une vraie histoire d’une histoire vraie. La reconstitution est super bien faite (des images SUPERBES, des plans mais magnifiques qui contrastent tellement avec l’horreur de la vie des Ukrainiens), c’est un film hyper dur et surtout des scènes atroces parfois (franchement la scène où il capte qu’il a bouffé le corps d’un gosse putain) (je l’ai compris direct avant lui je me disais « putain j’espère que c’est pas ça hein » (et c’était ça)puis les pauvres ukrainiens pffff, terrible. APRES j’ai commencé à aimer uniquement au moment de son départ pour l’Ukraine, avant ça c’est assez confus entre les représentants du régime soviétique, les journalistes, aussi peut être un manque de contexte historique mais en dehors de ça c’est très très bien.

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