Les faussaires de Manhattan

Lee Israel (Melissa Mccarthy) est une écrivaine, elle a publié un peu des biographies à la con (sur Estée Lauder!) y’a des années et là ben elle est le bec dans l’eau, elle vient de se faire virer car elle torche du whisky sur son lieu de travail et elle a dit FUCK OFF à son N+1. Elle rentre chez elle c’est la loose, c’est moi si je prends 40 kilos : elle vit avec son chat c’est l’amour de sa vie. Son appart est dégueu et en plus elle ressemble à Elton John quand il avait 20 ans avec le style d’Angela Merkel. Elle va à une soirée de gens importants où elle se fait chier mais c’est son agent qui l’organise et Lee veut écrire une nouvelle bio, là-bas y’a des mecs genre BHL Nicolas Bedos ET Laurent Joffrin autant dire que c’est la nuit du melon, elle se tire en volant un manteau d’un richou et elle décide d’aller se rincer au bar du coin où elle retrouve un ancien écrivain comme elle, lui il est fantasque, déluré, quand elle, elle est morose, caustique et asociale. Ils se tapent la causette (en fait ils se prennent une murge) et ils deviennent best friend for ever. Un jour Lee se rend compte qu’elle arrive à imiter le style des écrivains célèbres. Elle a besoin de 82 dollars pour soigner son chat qui va calancher alors elle fait un faux et va le vendre : ça marche, elle a trouvé son arnaque, et son poto guedin va l’aider, ça tombe bien lui aussi il est dans la dèche, d’ailleurs il deale de la coke mais en fait c’est des laxatifs qu’il donne alors ils achètent plein de machines à écrire, ils prennent la confiance genre Beyoncé mais attention les chéris y’a ces FDP du FBI qui rôdent.

Pas du tout convaincue par le résumé j’y suis allée pour couper le cordon avec mon nouveau chaton et j’ai beaucoup aimé! Déjà Mélissa Mccarthy on est pas habitué à la voir dans un rôle de drama, passées les 15 premières minutes où on se dit qu’elle va faire une blague genre la mouche qui pète elle est hyper convaincante (c’est limite un rôle à oscar (Alors c’est pas LIMITE c’est qu’en fait elle a été nommée à l’oscar pour ce film OUAIS BEN CHUIS PAS ETONNEE))) elle s’en sort très bien et heureusement car l’histoire est UN PEU mise au second plan (c’est une histoire vraie) le vrai film c’est Lee et un peu en dessous son copain Jack, leurs personnalités qui se complètent, comment ces deux solitaires se choisissent comme partenaires pendant le temps d’une arnaque, l’arnaque donne lieu à une amitié, l’amitié sert leur arnaque. Et puis surtout ils sont très très sympa ces arnaqueurs, ils assument, ils redeviennent des gosses quand ils rient de leurs coups de pute ou des coups de fils anonymes qu’ils donnent en bouffant du KFC sur le lit. C’est drôle mais derrière il y a toute l’humanité de Lee profondément seule, par choix et aussi par non choix, Lee pleine de principes et d’absence totale de diplomatie, qui ne sait pas quoi faire lorsque la libraire la drague ouvertement, Lee qui refuse d’aller lécher des culs pour être publiée, Lee qui oscille entre envie de rester seule et volonté d’être reconnue et aimée quand Jack fait le funambule sur la déchéance de sa vie masquée par un humour et une extravagance profondément touchante. EN FAIT JE VOULAIS BOIRE DU WHISKY AVEC EUX!

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